Diame heatmaker


Diame Heatmaker fait ses premiers pas dans le milieu du Hip Hop à Paris au début des années 90 avec le tag et la danse. Passionné par le Rap US comme Public Ennemy, Run DMC ou encore Beastie Boys, il a aussi été largement influencé par les récits de Manu Dibango, ami de son père, qui dès son plus jeune âge lui vantait les bienfaits de la musique et d’être musicien. En 1993 il crée avec un ami le groupe LA FAXION pour lequel il effectue ses premiers enregistrements vocaux sur cassettes et ses premières mixtapes. Il enchaîne ainsi diverses scènes comme le festival XXL, show au « DIVAN DU MONDE », « MCM CAFE », « LE BUZZ HEURE », des avant-premières, des passages radio comme GENERATION, FFP, MEDIA TROPICAL. Doué il est vite repérer et inviter sur des compilations ce qui sans tarder, lui donne la possibilité de sortir un album " Digitalchimie ". Début 2000, il quitte la banlieue parisienne pour le Sud. Sa carrière solo commence et ses productions se diversifient au fil de ses rencontres. Il produit avec son partenaire la BO du film Mix Cité et un nouvel album " Deuz Empreinte "qui remporte un franc succès. Après une courte pause, il décide de se consacrer à la composition, retranché derrière ses machines, il sort ses premiers projets instrumentaux. Il paufine son style et nous offre un Beatmaking allie savamment des sonorités électroniques actuelles et des break beats Old School du hip hop. Sa collaboration avec le label " Trueflav " lui permet de sortir deux beatapes « Court circuit 1 » et « Court circuit 2» inspirés des sonorités soul de J. Dilla, un album en commun avec deux artistes Rap du label Harry Brown et le 4Romain « Systeme lymbique " et un projet experimental avec Mr Bibal " infinite continuum " plus électronique. En 2015, sous la direction artististique de Laurie Marchetti, il sort un nouveau projet entièrement dédié à la danse, aux danseurs et aux battles. Le succès est immédiat, les morceaux sont diffusés dans la plupart des battles à l’étranger du Brésil au Japon en passant par la Russie. Le deuxième épisode de Magnitude 10 prolonge la filiation que Diame établit désormais entre son inspiration de beatmaker et la diversité des danses urbaines. Alors que le premier volume interpellait principalement ceux qui, parmi les danseurs perpétuent la tradition chorégraphique d’un Hip Hop fondamental ( Popin, Électric Boogie , Break, etc…), ce second opus déploie le spectre élargit de ses fréquences juqu’aux genres House ou Ragga. Le plébiscite rendu au premier volume par les meilleurs danseurs de la planète, a valu à cette seconde édition de figurer comme générique officiel de la campagne 2016 du Juste Debout. En sélectionnant le titre « Get Hype » les organisateurs de cet événement ont tenu à faire coïncider la virtuosité des danseurs qui se sont mesurés sur le dancefloor, au talent d’un autre virtuose; celui d’un beatmaker atypique, rôdé à toutes les prises de risques, et dont le nom se propage dorénavant sur le globe, avec la vélocité d’un solo de freestyle, comme l’atteste les tuto Let’s Dance produit par Arte, qui puisent régulièrement dans son répertoire.