Christian Faure, membre du Collectif Roosevelt, présente cette info de l'environnement consacrée à la transition.

Qu'est-il possible de faire aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le doute n'est plus permis : le climat se dérègle, la biodiversité, y compris celle qui est utile à l'homme, comme les abeilles, s'appauvrit, les pesticides nous rendent malades, le fossé entre riches et pauvres s'approfondit, la méfiance envers les élus et les institutions s'aggrave.

Une bonne nouvelle tout de même : des solutions à toutes ces crises existent et sont même de plus en plus mises en application. Les promoteurs de "possibles" ou de "solutions" abordent toutes les facettes de notre vie individuelle et collective. Souvent encore trop dispersés, ils sont toutefois de plus en plus nombreux, car de plus en plus soucieux du sort de la planète et de la société qui l'habite.

Les exemples de possibles ou de solutions déjà explorées et appliquées ne manquent pas : prenons le cas de l'énergie renouvelable c'est possible mais encore faut-il sortir du modèle des méga-centrales dans les mains de quelques-uns et rendre aux citoyens la maîtrise de ce bien commun essentiel. C'est ainsi qu'à Grenoble, Toulouse, Aubais et bientôt à  Montpellier, pour ne citer que quelques cas, des coopératives ciotyennes se créent pour multiplier les toitures équipées de panneaux solaires ou construir un parc photovoltaïque.

On peut créer une monnaie locale à l'échelle d'un quartier, d'une ville ou d'une région, pour ne plus dépendre d'une monnaie spéculative et d'une financiarisation outrancière du monde. A Montpellier, un projet de graine verra bientôt le jur comme le Sol-violette à Toulouse ou la Gonette à Lyon parmi tant d'autres.

Quoi de mieux partagé entre tous que la nécessité et le plaisir de manger chaque jour ? L'industrialisation de l'agriculture a bien répondu à nos besoins en terme de quantitité mais à quel prix ? Pour préserver notre santé y compris celle des agriculteurs, pour assurer un revenu décent à ces mêmes paysans et préserver la biodiversité et les services qu'elle nous rend, le nombre de producteurs bio, de boutiques et de marchés paysans en circuit court se multiplie en réponse à une demande toujours croissante de consommateurs qui s'investissent. D'autres s'organisent  activement pour préserver les terres de l'expansion urbaine et de l'appétit des zones commerciales. 

Organiser la solidarité envers les plus démunis, les plus fragiles, les peuples qui fuient les conflits armés ou les catastrophes écologiques dans leur propre pays, c'est ce qui est fait par de nombreuses personnes et associations en proposant nourriture, vêtements et hébergements à ces populations démunies.

Nous pouvons aussi lutter pour suggérer que, dans nos pays surindustrialisés, la réduction du temps de travail peut amener un début de solution à la crise du chômage, en proposant de partager le travail existant avec des chômeurs de longue durée. 

Faire entendre que sans une véritable démocratie participative au niveau de nos collectivités locales, les humains ne seront jamais libres et sécurisés, et pour cela proposer à nos élus de s'engager dans des démarches consensuelles, alternatives et éco-environnementales  telles que le pacte de la transition citoyenne. 

Oui, il y a urgence ! nous n'avons par 3 siècles devant nous, avant de nous écraser contre le mur de toutes nos crises. Il nous reste plutôt une ou deux décennies pour engager définitivement la société sur les rails de la durabilité et de l'équité entre les hommes et avec le reste du vivant.

Inutile par contre de tout attendre des seules actions publiques. Elles n'y suffiront pas. Aux citoyens donc, de s'engager de plus en plus massivement dans la transition et ses solutions alternatives. Plus nombreux nous serons, plus les élus suivront ce chemin de raison et d'optimisme.

 

L’info de l’environnement : le domaine des possibles

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