A l'occasion des 500 ans de la Réforme, le temple de l'Eglise protestante unie de Sète (32 rue Maurice Clavel) est en fête le vendredi 12 mai 2017. 

Au programme de la soirée :

à 17h, le temple ouvre ses portes pour l'exposition sur Luther : Luther ouvre les portes à la modernité en 12 tableaux.

à 18h, Michel Miaille donne une conférence : 500 ans d'histoire du protestantisme.

à 19h, concert d'orgues de Frédéric Munoz, organiste du Temple d’Alès et de l’Abbaye de St-Guilhem-le-Désert, avec des oeuvres de Hessler, Pachelbel, Bach, Bohm et des improvisations. 

Cette soirée est organisée conjointement par l'Association des amis de l'orgue de Sète et par l'Eglise protestante unie de Sète. 

Concert d’Orgue : 
                                         

                     Hymnes, Psaumes et Chorals pour fêter 500 ans de Réforme

   Choral de Lüther : « C’est un rempart que notre Dieu »
   Thème, version « Organo pleno » de Johann Pachelbel et Fantaisie improvisée.
   Choral : « Notre Père qui es aux Cieux »

    Thème, Version de Georg Böhm ornée par Johann Gottfried Walther, Version « Organo pleno » de Johann
    Sebastian Bach

   Hymne de l’Avent : « Veni Redemptor Gentium »
   Choral : « Viens maintenant, Sauveur des païens » , suivi d’une variation improvisée.
   Psaume 68 : « Que Dieu se montre seulement » , thème suivi de la version de Samuel Mareschal.
   Choral : « Ô homme, pleure sur tes lourds péchés », thème et version ornée de Johann Sebastian Bach

    (Orgelbüchlein BWV 622)

   Magnificat : « Tonus Peregrinus », thème et versets de Hans Leo Hassler
   Hymne de Pâques : « Victimae Paschali Laudes »

   Choral : « Christ gisait dans les liens de la mort », versets de Samuel Scheidt et Francis Chapelet
   Choral : « Combien belle brille l’étoile du matin », Improvisation

                                                                                              TSVP
       Frédéric Muñoz construction d’orgues neufs, production de CD,

      d’émissions radios, de chroniques musicales, membre de jury …

Frédéric Muñoz est diplômé de l’Université de Montpellier. Elève d’Odile Bailleux et de Michel Chapuis, il
est titulaire-conservateur de l’orgue historique J.-P. Cavaillé de l’Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert depuis
mai 1980, et organiste-titulaire au temple d’Alès depuis 1971. Il se produit depuis plus de trente ans sur la
plupart des orgues historiques de France au sein de nombreux festivals, ainsi qu’en Espagne, Italie,
Belgique, Luxembourg, Allemagne et Canada. Il a enregistré une vingtaine de disques permettant de
découvrir des auteurs anciens et contemporains, sur des orgues historiques en harmonie avec leurs
répertoires, pour les labels Arion, Naxos et XCP. Il a obtenu un Diapason d’Or pour le CD XCP « Tientos ».

Frédéric Muñoz est président honoraire de deux associations : Orgues en Cévennes et Ars Musica
Montpellier. Homme de radio, il est producteur de plusieurs émissions musicales sur l’antenne de Radio
RCF. Depuis 2007, il est chargé de la chronique des disques et des livres d’orgues sur le site d’actualité
musicale en ligne www.resmusica.com. Il est l’initiateur de la construction de plusieurs instruments neufs,
dont l’orgue Saxon du temple d’Alès en 1993, et de l’orgue ibérique de l’église des Saints-François à
Montpellier en 2011. Il est membre du jury du Concours international d’orgue dans le cadre du Festival
Bach de Lausanne 2015. Haut représentant de la musique baroque en France, il défend ardemment la cause
de l’orgue ancien.

 500 ans de Musiques dans la Réforme

                               Nous fêtons cette année un anniversaire important. Les premiers acteurs de la
  Réforme furent souvent des musiciens, à commencer par Martin Lüther lui-même. On doit à ce dernier
  de nombreux thèmes de chorals qu’il composa souvent à partir d’Hymnes grégoriennes qu’il connaissait
  parfaitement ayant été moine augustin, mais également de chansons profanes, voire de mélodies de sa
  propre composition. Sa préoccupation était de proposer des airs faciles à chanter par tous, tout en
  restant de grande qualité musicale. Ainsi naquit un premier livre de chorals, riche de nombreux chants
  aptes à traduire en musique tous les temps forts de l’année liturgique. « Chanter, c’est prier deux fois »
  disait-il à la suite de Saint-Augustin, le chant d’assemblée occupant depuis une place centrale dans la
  liturgie protestante.
  A peu près en même temps autour de Jean Calvin à Genève s’élabore un recueil de psaumes dit
  « Psautier huguenot » lui aussi écrit afin de permettre aux fidèles de chanter sur les textes des psaumes
  de la bible. Il est intéressant de constater que certaines mélodies de psaumes furent empruntées à des
  chorals et vice versa. A partir de là de nombreux compositeurs se sont emparés de ces thèmes pour les
  disserter tant dans des œuvres vocales qu’instrumentales, tel les peintres de l’époque qui utilisèrent les
  scènes de la bible à l’infini.
  Les luthériens ont toujours chanté le Magnificat, chant à Marie, et ce jusqu’à nos jours. Hassler, l’un des
  pères de la musique de la Réforme composa dans chaque tonalité dont celui entendu ce soir écrit à
  partir d’une chanson profane française. A Genève, des compositeurs comme Samuel Mareschal
  paraphrasèrent aussi de nombreux psaumes.
  L’art de la musique réformée culminera avec Johann Sebastian Bach dont l’œuvre sacrée repose
  essentiellement sur le choral, rendant ainsi hommage à ses pères spirituels et musiciens. Ce moment
  musical se veut un aperçu de quelques correspondances subtiles faites de traditions et de découvertes.
  Frédéric Muñoz
 

 

Vivre ensemble : les 500 ans de la Réforme à Sète

Guylène DUBOIS


C'est dans le cadre d'une carrière professionnelle dans l'univers du livre que Guylène Dubois a animé pendant 16 ans des émissions littéraires, théologiques et sur le livre numérique, à l'antenne de Fréquence Protestante, à Paris.


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