Un livre exceptionnel sur l'expérience radiophonique d'Alain Veinstein.

p. 93 Dans le studio, la "paroi de verre"  est appelée "vitre de séparation". D'un côté, la parole ; de l'autre, l'écoute. L'espace où se tiennent ceux qui parlent, protégés de tous les bruits du monde extérieur, d'un côté, et, de l'autre , la cabine technique, domaine des preneurs de son et des réalisateurs qui procèdent à l'enregistrement de ce qui se dit derrière la vitre, tel que l'auditeur, en bout de chaîne, le percevra. Dans le studio, celui qui parle est exclu du jeu, coupé du monde, prisonnier du silence, attendant pour le rompre que s'allume la lampe rouge qui va lui donner soudain le sentiment d'exister, peut-être même un excès d'excitation appelé à retomber avec l'indicatif de fin, pour laisser la place à un certain désarroi dont il aura du mal à effacer la trace.

p. 155 ça fonctionne à peu près comme ça l'interview. Il y a le donneur et le receveur. 

p. 188 La radio est un théâtre où n'importe quelle nuit sauvage ne peut pas se jouer 

 

 

Citations extraites du livre Radio sauvage d'Alain Veinstein; – Ed Seuil, 2010.

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[BLOG]- La radio est un théâtre où n’importe quelle nuit sauvage ne peut pas se jouer – Alain Veinstein

Guylène DUBOIS


C'est dans le cadre d'une carrière professionnelle dans l'univers du livre que Guylène Dubois a animé pendant 16 ans des émissions littéraires, théologiques et sur le livre numérique, à l'antenne de Fréquence Protestante, à Paris.


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