Béatrice Malige-Dufrenne, notre envoyée spéciale au Festival de Cannes, nous donne son regard sur cette édition 2019.

 

« une grande fille » sélectionné, dans le cadre de « Un certain regard »

Un film choc de Kantemir Balakov âgé à peine de 27 ans avec des images d’une grande beauté qui traitent la lumière de telle façon qu’elles donnent le ton, et sont signées par une directrice de la photo Kseniya Sereda qui n’a que 25 ans. Deux noms à retenir.

Un film sombre qui exalte des sentiments d’une rare intensité. Dans une ville détruite, Stalingrad, martyrisée, où chacun porte des séquelles physiques ou psychiques de la guerre de 39-45, deux femmes vont s’entre-aider. L’une qui joue le rôle de « la grande fille », appelée aussi « la girafe » forme un duo avec une autre jeune femme. Toutes les deux sont remarquables dans des rôles très durs et poignants, dans des situations complexes où sexualité et maternité sont malades et proposent des solutions de survie d’une grande modernité. Elles naviguent dans un univers corrompu à l’extrême, où les sentiments sont tus et les non-dits terrifiants. Mais un film qui force le respect car l’espoir reste vivant et la vie future peut s’inventer. Espérons que la présidente du jury ne préfèrera pas d’autres films simplement pour ne récompenser qu’une femme…..

BLOG – Ciné Plus, Le regard sur Cannes 2019 de Béatrice Malige-Dufrenne. #4, Une grande fille

Guylène DUBOIS


C'est dans le cadre d'une carrière professionnelle dans l'univers du livre que Guylène Dubois a animé pendant 16 ans des émissions littéraires, théologiques et sur le livre numérique, à l'antenne de Fréquence Protestante, à Paris.


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